04/07/2007

04/07/07 - 00:14

Nationes ex longinquo ad te venient - Où l'on s'embarque pour les Indes Occidentales



on cher journal,

Cela fait bien longtemps que je ne t’ai conté mes aventures.

Envoyé en mission une nouvelle fois par Monsieur le marquis de Torcy au cœur du Saint Empire Romain Germanique ravagé par la guerre, j’ai pu faire passer des instructions secrètes à certains des princes allemands fidèles à nos armes.

Le repos dont je jouis à cette heure en mon hôtel parisien ne sera que de très courte durée. Ce repos est toutefois illuminé par le présent que je viens de recevoir de Monsieur l’ambassadeur d’Espagne & qui ravit mon cœur : il s’agit du portrait de Sa Majesté le roi d’Espagne, tableau que voici, cher journal, & qui orne désormais mon grand salon :



N’est-il point admirable ?

Mes ancêtres se trouvent fort honorés d’être accrochés en compagnie d’un si grand & si bon prince, si digne petit fils de notre roi de France Louis le Grand.

Ce cadeau de Monsieur l’ambassadeur n’était point sans idée ni intérêt. Sa Majesté d’Espagne souhaite m’envoyer en mission en Nouvelle Grenade. Je n’ai guère hésité à répondre à une telle proposition, même si elle bouleversait l’ordre de mes charges & offices : les trésors fabuleux des Indes ont de tout temps exercés leurs profonds attraits sur mes rêveries.

Voilà, cher journal, j’embarquerai dans deux jours au Port-Louis de Bretagne sur le sénault du Roi Le Neptune, commandant de Lort de Sérignan. Si Dieu le veut, & si les cyclones brutaux, les fieffés anglais & les vils pirates des Antilles nous laissent passer, nous attendrons Carthagène en Nouvelle Grenade, où je dois rencontrer le Capitaine général de ce grand port. De là je dois gagner Lima, où le Vice-Roi du Pérou m’accordera audience. Ce dernier vient d'entrer en charge, il s'agit de Emmanuel de Oms & de Sainte Pau, marquis de Castelldosrius. Ma mission consistera principalement à observer les mines d’or & d’argent des Indes espagnoles & comprendre pourquoi les livraisons de ces minerais, si précieux pour soutenir la présente guerre, sont en diminution constante.



Face aux périls nombreux que j’aurai à affronter, je ne regrette point d’avoir fait mon testament cet hiver - il est du reste consigné ici même dans tes pages.

Mais, cher journal, ne trouves-tu pas toi aussi bien grisante cette nouvelle aventure en ces contrées lointaines, même si les mœurs y sont moins policées que chez nous, pour ne point dire sauvages ?

commentaires

04/07/07 - 00:25

Vous nous avez manqué.

04/07/07 - 00:28

Oh !

04/07/07 - 01:13

Oui, d'ailleurs je me demandais ce que vous deveniez.

04/07/07 - 01:26

Hélas, je n'étais pas à Koh-Lanta, Mickych

04/07/07 - 08:59

Mon beau cousin, que vous souhaiter de plus que de très bons vents, un prompt retour et de ne pas céder aux chants des sirènes...

04/07/07 - 11:03

Merci mon cousin pour vos bons vœux.

J'examinerai de près pour vous l'art de la Nouvelle Espaegn. J'ai bien peur cepandant que les porcelaines de la Nouvelle Grenade soient bien inférieures en qualité à celles de la Chine & de Cipangu.

04/07/07 - 11:10

Mais que diable allez-vous faire dans cette galère ? heu... ce sénault ! Quel tonnage en fait ?

Que Neptune vous soit bon compagnon, moussailon ! et à la revoyure des plus promptes s'il vous en dit. Mes bises (marines, bien sûr) vous accompagnent...

04/07/07 - 12:35

Grâce soit rendue à Dieu, puisque vous n'étiez point souffrant !
Votre silence m'avait fait craindre que vous fussiez obligé de garder la chambre.
Mais comme il s'agissait de voyage, vous êtes pardonné de ce silence inquiétant...
Et que les vents vous soient favorables lorsque vous voguerez vers ces nouvelles contrées.

04/07/07 - 12:37

La presse de la Cour du jour publie du reste quelques tableaux de mes dernières escapades.

26/07/07 - 23:14

Ainsi donc, vous aussi avez été "chargé de mission"... Je m'en doutais un peu. Dois-je l'avouer?

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.